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Frédéric Mistral, grand poète et créateur de la Coupo Santo l'hymne de la Provence. Frédéric Mistral laissera également en héritage le Museon Arlaten, musée qu'il fonde en 1896, véritable musée d'ethnologie provençale.

Fréderic Mistral et le Félibre

Frédéric Mistral naît en 1830 à Maillane, petit village situé au nord d'Arles, au pied des Alpilles, entre le Rhône et la Durance. Issu d'une famille de riches propriétaires terriens, il grandit dans le mas paternel. 

A la fin de ses études de droit à Aix-en-Provence, il revient au mas et décide de ne plus quitter sa terre natale, qu'il va désormais chanter dans ses poèmes. C'est d'ailleurs au cours de ses études qu'il apprend l'histoire de la Provence et se fait alors le chantre de l'indépendance de la Provence.  Il prend alors la résolution de remettre au goût du jour la langue provençale, renaissance qu'il organise avec le poète Joseph Roumanille. 

 En 1854 il fondent avec cinq autres poètes provençaux le Félibrige, association littéraire qui doit assurer la défense des cultures régionales traditionnelles. Il écrit le Tresor dou Felibrige, qui reste à ce jour le dictionnaire le plus riche de la langue occitane. En 1859 il publie son oeuvre capitale, Mireille, long poème en provençal. 

On lui doit également les paroles de la chanson Coupo Santo (coupe sainte), qui est devenue l'hymne de la Provence. Cette coupe en argent fut offerte par des écrivains et hommes politiques catalans lors d'un banquet qui se tint à Avignon en 1867, en remerciement de l'accueil réservé à un poète catalan. La coupe est présentée une fois par an lors du congrès du Félibrige, qui se termine par cette chanson et traditionnellement, l'assistance se lève au dernier couplet. 

En 1896, le poète provençal crée le Museon Arlaten et y réunit les collections d'ethnographie largement offertes par des générations de Provençaux. Le montant du prix Nobel de littérature, qui lui est attribué en 1904, permet le réaménagement du musée dans l'actuel palais Laval-Castellane : costumes, mobilier, outils de travail, objets de culte et de superstition mettent en scène la vie des Provençaux au XIXe siècle.